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Femmes Photographes
  Collectif Vendredi 13

05

Rêverie

Se perdre dans ses pensées, laisser son esprit vagabonder, ses idées se mélanger, pour ensuite pouvoir poser le regard sur une image captée, reflétant ce moment entre rêve et réalité.

"Envolons nous"

Vianette Halflants

A l'ombre d'un arbre, se cache une rêverie, oubliée par une passante qui s'y était endormie...

Dominique Baudart

"Seul dans l'antre de l' imaginaire"

Isabelle Balthazar

 "La Rêverie est le clair de lune de la pensée" 

Stéphanie Jerosme

L'invité

Anna De Leo

"LA FORET MAGIQUE"

Il est une féerie dans un spectacle de danse qui ne dure qu’un certain laps de temps, or la scène prise en une fraction de seconde a arrêté celui-ci et nous fait comprendre qu’en réalité il n’existe pas.

 

Cette image se dresse au devant de nous comme une oeuvre à part entière car aujourd’hui, à l’instant présent, elle ne représente plus le tableau qu’elle a été dans le passé. Elle ne nous renseigne pas sur ce que fut l’avant ou l’après de cette scène.

 

Une photographie captée en un mouvement où le drapé d’une robe voltige dans les airs, où les flous de bouger qui ne sont absolument pas accidentels, au contraire, ils sont recherchés afin de rendre la scène vivante, donnent l’impression que les protagonistes sont encore en mouvements continus et que l’exhibition ne se terminera jamais. Mais être spectateur et simplement rapporter des clichés qui reflètent la réalité de ce qui s’est passé ne me suffit pas. Ce monde fabuleux du ballet m’invite à transformer chaque prise de vue dans un contexte extérieur à la scène.

 

J’aime ainsi révéler certains paysages agrémentés par des personnages issus d’un autre monde. Vous entrez dans un spectacle de danse et en fait vous vous retrouvez comme par enchantement dans une forêt magique. C’est le dialogue avec la forêt où ces petites danseuses deviennent des nymphes et rendent à la nature une force extraordinaire.

 

En fait, lorsque vous vous promenez des les bois, ces nymphes sont cachées sous les formes gracieuses des jeunes filles qui voltigent à travers les arbres, les eaux, les sources,… Elles volent dans les airs, elles sont toutes liées à la nature, elles sont dotées de facultés magiques qui leurs permettent, entre autre, de changer d’apparence, surtout lorsque vous apparaissez sur un chemin. Elles se transforment afin que vous ne puissiez les percevoir. Les voilà, dans leur simplicité, leur ballet. Pleines de douceur et de grâce, là, elles voltigent dans les airs à l’écoute de la musique, le chant des oiseaux, le souffle du vent à travers le feuillage et les branches, le bruit de l’eau, limpide qui s’écoule sur les cailloux du ruisseau.


 

Comme une danse rituelle qui glorifie la nature, cette recherche artistique est presque comme une prière de remerciement pour les dons de beauté qui nous régénèrent et qui nous ressourcent. En effet, la recherche du bonheur ne trouve-t-elle pas sa source dans la paix de la forêt, de la nature, loin du chaos et des bruits de l’homme ?

 

Photographier le mouvement pour entrer dans la danse et tournoyer au gré du souffle du vent, pour tourbillonner et suspendre le temps dans des atmosphères brumeuses. C’est là que le charme et la grâce des jeunes filles revêtues des soies de l’aube ainsi que l’allégresse des envolées sauvages, nous enivrent des senteurs du printemps.

 

Il y a bien ici une union entre la profondeur de la création et la nature humaine dans toute sa splendeur, dans toute sa beauté.

 

Je me nourris des peintures impressionnistes et l’on ne saurait pas éviter, dans ce contexte, celles de Degas et de ses ballerines qui influencent mon travail de composition, de couleur et de matière.

 

Un effet quelque peu impressionniste où l’on confond photographie et peinture. La superposition de photos est une mise en scène, afin d’interpréter un univers idéalisé ou intemporel, tout comme le peintre compose son tableau, étape par étape. Il s’inspire d’un lieu éventuel mais ce qu’il représente est issu de sa propre imagination. Il finit par interpréter l’image contenue dans son esprit.

 

Derrière la camera est un rêveur et ses songes ils les transforment en rassemblant la réalité et son monde intérieur, peut-être celui qu’il aimerait vraiment voir à l’oeil nu.

 

Robert Franck nous laisse son message : « S’il est une chose que doit posséder une photographie, c’est l’humanité de l’instant. Cette forme de photographie est appelée réalisme. Mais le réalisme seul ne suffit pas. Il doit être visionnaire. C’est à ce prix qu’une photographie pourra être réussie. La ligne est ténue où s’arrête le sujet et commence l’esprit. »

Collectif Vendredi 13
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